Sur la relation extra conjugale dans les couples… (suite)  

Je reviens sur la relation extra conjugale dans les couples, thème déjà ouvert dans un précédent article du blog :

Je remarque que, pour certains couples, dont l’un des partenaires vit une relation extra conjugale, cette liaison s’est imposée pour faire exploser ce qui a été bâti et le remplacer par une nouvelle construction, parfois plus saine, plus consciente, plus mature. Parfois certains choix révèlent la créativité et la résilience des couples. J’en suis toujours émue.

En considérant que le mariage ou le couple doit tout nous apporter, notre culture ne nous laisse pas d’autre choix que de le tenir « à bras le corps », de divorcer, de se résigner ou de se plaindre éventuellement… La question de la monogamie se pose aussi.

De nos jours, la monogamie entretient elle un idéal romantique illusoire ?

Je n’ai pas la réponse mais je m’interroge beaucoup sur les nouvelles visions du couple…du fait de son évolution sociétale.

Condamner trop vite « l’adultère » nous détourne peut-être du vrai sujet qui se cache derrière. Il est nécessaire de se rendre compte de la complexité du mariage et par là même du couple.

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Faire chambre à part….un autre regard

Faire chambre à part est dans l’imaginaire collectif signe de vieillissement, de fin du couple et d’arrêt de la sexualité. J’y vois une notion sous jacente de normalité : est ce normal de faire chambre à part ? Un couple qui s’aime devrait dormir ensemble ? J’y entends également des craintes de rejet et de désamour : un patient déclarait à sa femme lors d’une récente thérapie « tu ne dors plus avec moi, je sens que tu me lâches ».

Il faut bien reconnaître que le terme « chambre à part » est, non seulement un terme peu élégant, et le vocabulaire employé étant structurant de la pensée, il dénote une démarche de séparation. C’est l’un qui déserte la chambre conjugale et qui décide de dormir ailleurs.

C’est pourquoi, je préfère l’expression faire chambre séparée, que je trouve plus équilibrée et moins culpabilisante pour celui/celle qui ne partage plus le lit originellement conjugal.

Et si faire chambre séparée était l’opportunité de s’interroger sur son couple et de lui donner un nouveau souffle.

Tout d’abord qu’est ce qui fait couple pour nous ? Nous avons tous une représentation de ce que devrait être un couple : s’engager, se pacser, se marier ou vivre en union libre, faire des projets, avoir des enfants, partager une intimité, faire des activités ensemble, avoir une sexualité régulière…et souvent vivre dans le même lit et partager la même chambre.

Notre vision est souvent idéalisée, empreinte de ce qui devrait être et de ce que l’on imagine de la manière de fonctionner des autres couples et quelquefois figée. Et pourtant un couple évolue, c’est une dynamique qui s’adapte à des étapes de vie et d’évolution du couple. Dormir ensemble, s’il permet un partage d’intimité, si le lit peut être un lieu d’échange, de discussion, il peut être nécessaire pour l’un ou l’autre ou les deux membres du couple de retrouver un espace personnel sans déserter le couple.

Tout ce qui fait norme sans réflexion, finit par perdre de sa substance et rassurer par essence tout en perdant de sa consistance.

Ainsi, le désir de dormir dans deux lieux séparés, peut permettre de réévaluer ce qui fait couple, ce qui manque dans la relation ou tout simplement remettre un peu de piment dans la séduction. Nous ne dormons pas ensemble par habitude mais par envie et pas nécessairement tous les soirs. Nous acceptons de penser que l’un ou l’autre partenaire, ou peut être les deux a besoin de temps en temps d’espace personnel pour se ressourcer ou simplement mieux dormir. La sexualité n’est pas un automatisme mais un aller vers, un désir à renouveler.

Dormir dans deux lieux différents peut révéler un besoin de frontières, générer des moments de différenciation pour mieux se retrouver, et pas nécessairement le symbole d’une séparation à venir.

En conclusion dormir dans le même lit n’est pas une garantie de la bonne santé du couple, comme dormir de façon séparée n’est pas une évidence de la mauvaise santé de votre couple.

 

 

Réponse de l’homme à la lettre …

Je me décide ce soir à t’écrire. Nous sommes passés à la nouvelle année. Tu le sais, écrire n’est pas facile pour moi. J’y ai pris du temps. T’écrire des sms, ça, je sais faire, mais une lettre !… Une vraie lettre sérieuse, en réponse à la tienne qui l’est tout autant… Alors je me sens dans l’obligation de m’y atteler. Car ta lettre est profonde et c’est à cette profondeur que je réponds.

Moi, je n’ai pas vu le temps s’écouler. Depuis 14 ans que nous sommes ensemble, toi et moi. Je ne me pose pas toutes les questions que tu te poses. En lisant ta lettre, ça m’a fait peur, comment allons-nous continuer ensemble, me dis-tu ? J’ai même eu un mouvement de recul et d’agressivité. Ah ! Si elle ne veut plus de moi, je me tire ! Tu connais mon impulsivité. Et puis comme il s’agissait d’une lettre, j’ai trouvé le temps de faire face à ma peur, à ma colère aussi.

Le sais-tu ? Tu m’as beaucoup apporté. Je me connais mieux grâce à toi sans doute, tes paroles, ton regard sur ce que j’ai vécu. Je prends plus de recul, je « conscientise » comme tu dis !

Par contre, la thérapie, ce n’est pas mon truc du tout. Mais avoir conscience de ma place dans notre couple, de ce qui m’appartient de faire pour que ça tienne la route, ça, oui ! Je commence à mieux le faire.

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« Pour réussir sa vie de couple, il faut faire en permanence des concessions »

Je voulais aujourd’hui vous faire part de mon agacement à l’écoute de cette phrase toute faite, qui sonne négativement et donne une vision de la vie de couple laborieuse et pesante.

Revenons à l’étymologie du mot concession : il vient du latin concessio, action de céder à, action de se retirer devant quelqu’un, action d’accorder, concession d’attribution.
Ainsi, une concession est l’octroi, l’attribution d’un bien, d’un droit ou d’un privilège fait par un pouvoir régulier à quelqu’un de rang inférieur au titre de grâce ou de faveur ou à des particuliers moyennant certaines charges et obligations.

Par extension, au sens figuré, c’est l’action de renoncer à une opinion, à une prétention ou à un droit à l’occasion d’une discussion, d’un débat ou d’une négociation.

Vous m’accorderez que cela ne fait pas rêver !!!! Et pourtant combien de fois l’avons nous entendu ou exprimé.

Alors, pour atténuer le propos, nous pouvons lire dans la littérature du développement heureux du couple, la possibilité de substituer la négociation à la concession. Terme certes à consonance plus positive mais tout autant empreint de lourdeur. Il faudrait ouvrir au sein de son couple, la table des négociations pour que chacun ait la chance ou l’illusion de gagner alternativement l’enjeu de la discorde.

Au delà des mots et de la connotation positive ou négative de ceux-là, je crois que nous nous trompons de débat. Lorsque nous lisons dans les manuels de la réussite du couple, le terme concession, il est utilisé pour tous les petits conflits du quotidien : je veux aller chez ma mère alors que mon conjoint préfère rester à la maison, choisir entre des vacances à la mer ou à la montagne, sortir avec ses copains ou pas…..Ils sont la plupart du temps traités dans les articles sur le versant du contenu et du désaccord identifié .

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De l’infidélité dans les couples… 

Lisant le dernier article de ma collègue et amie, Muriel Mounoury, sur notre compétence, en tant que thérapeute du couple, d’accompagner les couples dans la séparation quand celle ci est inévitable, je fais suite avec un texte sur les infidélités dans les couples puisque celles-ci ont parfois pour issue l’éclatement du couple.

Je reçois beaucoup de couples avec la problématique du « tiers sexuel » qui fait des ravages et des blessures. L’issue est parfois la séparation tant ce symptôme vient effriter les fondements, l’idéal, les valeurs du couple et infliger une telle blessure narcissique que la réparation et la croissance nouvelle du couple ne peuvent pas toujours se faire.

J’ai beaucoup lu sur l’infidélité que ce soit des romans ou des essais philosophiques, des textes sociologiques et psychanalytiques, toutes sortes de livres théoriques de thérapeutes de couple ou pas confrontés à cette problématique.

Je suis en train de lire Esther Perel, « je t’aime, je te trompe » ou repenser l’infidélité pour réinventer son couple.

Esther Perel se pose trois questions :

Qu’entend-on par infidélité ?

Les conséquences de celle-ci ?

Et quel sens lui donner ?

Réfléchissons un instant à ce que signifie pour vous l’infidélité.

Quel sentiment celle-ci vous inspire ?

Pourquoi pas échanger avec votre partenaire sur ce que lui ou elle en pense !

Car nous n’avons pas tous la même représentation de l’infidélité !

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Belle année 2019

 

Katouchka et moi nous souhaitons et vous souhaitons une année 2019 sous les signes de la douceur et de la légèreté. Ces vœux peuvent paraître incongrus tant les systèmes plus larges auxquels nous appartenons, pays, Europe et Monde, ne semblent pas vouloir débuter sous ces auspices. Que de tensions, de repli sur soi, de communications difficiles, de manque de fluidité, de non reconnaissance, d’opposition de groupes, de conflits larvés ou ouverts nous sont promis.

C’est aussi pour tout cela que je nous propose d’agir sur les plus petits systèmes sur lesquels nous avons une influence, notre couple, notre famille et nos groupes d’appartenance pour diffuser de la douceur et de la légèreté.

Ce sont des intentions et non des obligations résultats, essayons de nettoyer à nos portes et basculer vers plus de joie.

Loin de nous la candeur et la naïveté de l’incantation, mais l’intentionnalité d’alléger notre regard sur les défauts supposés de l’autre, sur ses comportements qui nous heurtent, ses différences qui nous dérangent.

De la douceur dans la relation, dans la manière d’aborder nos divergences, dans notre volonté de sortir du reproche. Ne pas vouloir avoir raison à tout prix, mais trouver une alternative qui soit douce pour les deux. Sortir de la culpabilité et de la normalité pour inventer un mode relationnel et une intimité qui conviennent aux deux.

Nous savons que nous n’y arriverons pas en continu tous les jours de 2019 mais avoir cette pensée en fond comme la couleur de cette année, nous permettra certainement de vivre de petits moments merveilleux où l’autre et la relation seront aussi légers qu’une plume.

Bon passage et belle année

JOYEUX NOËL

 

C’est avec plaisir et émotion que Katouchka et moi, fêtons avec vous le 2ème Noël de notre blog.

En cette période de fête qui peut tout autant rimer avec joie, rires et instants partagés qu’avec tensions, conflits et déceptions, je fais le vœu que chacun ait choisi la forme de réveillon qui lui convient le mieux.

Au delà des loyautés imposées, de la culpabilité et des conventions incontournables, chaque couple devrait pouvoir s’autoriser à choisir sa fête et ses modalités : chez les parents, beaux parents, avec les enfants du partenaire, seul ou séparés, avec des amis ou à l’autre bout de la planète, pour une soirée ou quelques jours…..

Enfin, il est trop tard pour y réfléchir, à nos tabliers !!!!il nous reste quelques heures pour préparer quelques mets savoureux, sabler le champagne, rire, profiter de nos proches et ….ouvrir nos cadeaux !!!

Joyeux Noël à tous

 

Thérapie de couple et séparation

La nouvelle procédure de simplification des divorces par consentement mutuel est à l’origine de ma réflexion du jour. Tous les acteurs s’accordent à dire que simplifier et raccourcir la procédure pour les divorces consentis est une bonne chose, tant elle mettra moins de judiciaire dans l’acte, responsabilise et autonomise les deux partenaires sur leurs décisions et les dispositions de leur séparation et peut potentiellement coûter moins cher.

Toutefois, avant de parvenir à un consentement mutuel et une lucidité sur ses besoins pour les deux parties dans une séparation, il faut du temps d’introspection, une maturité de la relation et une qualité dans les échanges. Et cela peut être très long lorsque la douleur de la séparation est à l’œuvre.

Les différents commentateurs s’inquiètent également de cette procédure raccourcie qui risque de décaler au delà de la procédure les différends qui n’auront pas pu s’exprimer lors de la procédure comme c’était le cas auparavant, ou de voir se multiplier les procédures conflictuelles. En effet, le deuil d’une relation prend du temps, nécessite des étapes successives de nettoyage des périodes douloureuses, de prise de conscience de la coresponsabilité de la séparation, d’acceptation de la séparation, de diminution ou disparition de la culpabilité….

La thérapie de couple peut avoir une fonction dans ce cheminement même si ce n’est ni sa fonction d’origine, ni vécu ainsi par les partenaires au moment de la mise en place de la démarche.

Je constate que la thérapie de couple peut être un des éléments constitutifs de ce processus. La thérapie de couple est souvent présentée comme un travail relationnel ayant pour objectif voire vocation unique à traverser les crises et poursuivre sa vie de couple plus sereinement en tenant compte de l’altérité de son partenaire, et en permettant la compréhension du système de rapport de pouvoir qui a pu être mis en place qui a nui a la qualité de la relation et grevé les possibilités de développement personnel au sein de la relation.

Les partenaires sont agis par leurs émotions, leur culture, leur schéma familial, leurs histoires de couples passées, et voient parfois leur partenaire comme un ennemi, un « autre » qui voudrait les faire changer pour adopter ses valeurs et ses comportements. Ils sont aveuglés par leur crainte de se faire dévorer par le modèle proposé par le partenaire.

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Et si on parlait sexualité ! 

Le thème de la sexualité m’est cher, je le côtoie fréquemment dans ma pratique de thérapeute du couple. Il s’évoque assez rapidement dans les premières séances, quand un couple n’en a plus, quand la sexualité devient pauvre, quand il y a une relation extérieure qui vient heurter de plein fouet le couple, et aussi pour développer sa relation amoureuse, érotique et sexuelle, quand il y a une pratique du poly amour ou de l’échangisme et que le contrat entre les personnes n’est pas suffisamment clarifié…

La sexualité dans les couples, c’est à la fois l’endroit des blessures, des souffrances et l’endroit le plus moteur, le chemin de l’élan vital !

Guérir les blessures qui sont ravivées dans la sexualité du couple est incontournable.

Mais je ne crois pas au déclic ! Le travail autour des blessures est souvent long, c’est un processus lent et progressif qui débute par un état des lieux puis un travail intérieur.

En thérapie du couple, regarder le passé se fait toujours pour ouvrir au présent et au futur du couple, aux projets de vie ensemble : quelle nouveauté dans ce couple ? comment faire du neuf quand on a plusieurs années de vie commune ? comment amener le couple à davantage de fantaisies, de joie, de simplicité dans la sexualité ? que vient dire cette infidélité dans ce couple ?

Tout d’abord, c’est quoi le désir ? Le désir « c’est la force vitale, ce qui fait de nous des êtres vivants » (dixit Nicole Prieur, philosophe et thérapeute). Et dans le fond en tant que thérapeute du couple, je ne cherche pas à faire en sorte que le couple qui vient me voir, ne se sépare pas, je cherche à ce que ces deux êtres, ensemble ou pas, repartent plus vivants et plus conscients de ce qu’ils vivent.

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se rechoisir

Cette expression, ce concept que j’ai redécouvert auprès de Michelle Gou, collègue et amie thérapeute de couples à Belfort, s’applique particulièrement à deux catégories de couples : les jeunes vieux couples qui à 35 ans ont déjà 15 ans de vie de couple et aux couples seniors, qui à 55/60 ans , approchent de la retraite, ont vu le départ des enfants et sont à l’aube d’une nouvelle phase de vie.

Nombreux sont les couples jeunes, ayant une vie commune déjà longue, qui viennent me consulter pour trouver un nouveau souffle. Ce n’est pas ainsi qu’ils le formulent, ils arrivent dans mon Cabinet avec les mêmes symptômes et reproches que tous les couples : on ne se comprend plus, on ne communique plus, nos avis divergent sur l’éducation des enfants, mon conjoint.e a eu une relation extra conjugale, le travail l’accapare….et pourtant derrière ce propos une autre réalité se dessine. Nous avons grandi ensemble, nous nous sommes rencontrés et nous avons poursuivi, parfois sans réelle décision, juste une continuité d’un état de fait. L’amour était là, le sentiment d’avoir rencontré la bonne personne et nous ne sommes pas posés beaucoup de questions. Entourés de notre famille ou au contraire, construits sur l’absence des familles d’origine, nous avons testé,avancé, essayé et à 35 ans on a construit une famille, travaillé, acheté un appartement, une maison…et maintenant ??

Ces jeunes vieux couples évoluent dans une société dont les codes ont changé par rapport à ceux de leurs parents et grands parents. Le couple à vie à souffert, n’est plus une norme et l’évidence n’est plus au rendez vous. Ainsi, que faire maintenant, nous avons mené à 35 ans tous les projets que des couples se rencontrant plus tard ont à peine commencés. Notre partenaire même s’il est jeune est déjà une vieille connaissance qui a perdu de sa fraîcheur, de sa nouveauté. La société m’autorise à recommencer une nouvelle vie, avec un nouveau partenaire, à ressentir à nouveau cette étincelle dans le coeur et les papillons dans les yeux et le ventre de l’état amoureux.

Pour les couples plus seniors, le chemin s’il est décalé dans le temps est d’une nature très proche. Ils se sont rencontrés, mariés pour la plupart, ont eu des enfants, les ont élevés avec plus ou moins d’harmonie, ne se sont pas posés ou autorisés à se poser de questions. Et un jour, ils voient partir les enfants, les responsabilités s’amenuisent, la retraite puis la vieillesse se profilent et les questions pointent. Cet homme, cette femme qui fut mon partenaire de vie, est il celui auprès duquel je veux vieillir ? Nos envies ne sont plus les mêmes, le tête à tête est compliqué, la peur de l’ennui peut poindre. Pourquoi vieillir ensemble devrait être une évidence ? J’ai fait des concessions, je me suis sacrifié, nous avons gardé le modèle familial pour les enfants, mais à présent pour les dernières années qui me restent à vivre en belle santé, ai-je envie de les passer avec cet homme ou cette femme qui a été à mes côtés avec plus ou moins de bonheur pendant toutes ces années et qui connaît mes évènements de vie.

Et c’est là que me vient en tête la question, ces couple vont ils aujourd’hui se re choisir, se choisir à nouveau dans ce contexte et repartir pour une nouvelle tranche de vie. Je n’ai ni la solution, ni le principe moral qui pourrait m’inciter à les y encourager, en revanche la question me semble souvent pertinente. Elle ouvre le champ au questionnement de ce qui nous a uni, ce qui a fait couple, et ce qui pourrait aujourd’hui encore le faire. Ne pas rester ensemble pour les mauvaises raisons mais par choix conscient que celui ou celle que l’on a choisi il y a de nombreuses années n’était pas le fruit du hasard mais un vrai choix peut être peu conscient mais qui reposait sur de belles bases. Vient donc le temps de se questionner, de créer de nouveaux projets pour le couple tout en tenant compte des besoins individuels de chacun. Cette crise qui advient est le reflet d’une nouvelle étape pour le couple qui invite à ajuster son système relationnel.